Actualités de la bannière

Mercredi 20 janvier à 10h00, au siège romain de laIstituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia (INGV) – Au 605, Via di Vigna Murata, les présidents et directeurs de plusieurs grands instituts de recherche italiens se réuniront pour créer l'Unité de Recherche Conjointe EMSO Italie (JRU), un organisme national de coordination des laboratoires, instruments et équipements de pointe dédiés à la surveillance et à l'étude du milieu marin. Grâce à la JRU, l'Italie renforce son rôle de chef de file dans un programme de recherche à long terme axé sur l'Observatoire européen multidisciplinaire des fonds marins et de la colonne d'eau (EMSO).

L'unité commune de recherche EMSO Italia est une alliance d'institutions de recherche visant à surveiller la santé de la Méditerranée centrale. Cette alliance combinera les forces et les ressources de chaque institution pour collecter des données relatives aux catastrophes naturelles et à l'impact du changement climatique sur la biodiversité.

Les institutions participant à cette initiative sont : l'INGV, le Conseil national de la recherche (CNR) - Institut du milieu marin côtier (IAMC) et Institut des sciences de la mer (ISMAR), la station zoologique « Anton Dohrn » (SZN), l'Institut supérieur de protection et de recherche de l'environnement (ISPRA), l'Institut national de physique nucléaire (INFN), le Consortium national interuniversitaire des sciences de la mer (CoNISMa), l'Institut national d'océanographie et de géophysique expérimentale (INOGS) et l'Agence nationale pour les nouvelles technologies, l'énergie et le développement économique durable (ENEA).

La création de l'UMR coïncide avec la phase finale d'un investissement majeur du ministère de l'Éducation, de l'Université et de la Recherche (MIUR), avec la contribution des fonds structurels européens. Ce projet, baptisé EMSO-MedIT, visait spécifiquement à moderniser et à développer les infrastructures de recherche déjà opérationnelles en Campanie, dans les Pouilles et en Sicile. Ces infrastructures permettent de surveiller l'activité sismique et volcanique des fonds marins, la dynamique et la santé de la mer et de ses habitants, ainsi que les échanges avec l'atmosphère. Elles permettent également de suivre l'évolution de la biodiversité due au changement climatique et à l'activité humaine, de réaliser des tests en laboratoire et de soutenir le développement de technologies pour les applications marines. Ce réseau comprend des systèmes de surveillance fixes dans le golfe de Naples et de Pouzzoles, ainsi qu'au large des côtes de l'est et du sud de la Sicile. Un ensemble de modules de surveillance repositionnables a été créé pour intervenir sur différents sites en fonction des besoins, suite à des événements naturels présentant un risque pour l'environnement et la population. L'UMR représente un engagement sans précédent de la part des principaux acteurs italiens de la recherche marine et permettra à l'Italie de maintenir une position de leader dans l'infrastructure européenne de recherche (EMSO), grâce à des outils et une expertise de pointe capables d'attirer de jeunes chercheurs et de fournir des services aux industries, aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux institutions. Parmi les intervenants : les présidents des institutions de recherche, Stefano Gresta de l'INGV, Bernardo De Bernardinis de l'ISPRA, Roberto Danovaro du SZN et Maria Cristina Pedicchio de l'INOGS ; le président du CoNISMa, Angelo Tursi ; le directeur du département des sciences du système terrestre et des technologies environnementales du CNR, Enrico Brugnoli ; et la rectrice de l'université de Milan-Bicocca et représentante nationale au comité Horizon 2020 pour les infrastructures européennes de recherche (y compris les e-infrastructures), Cristina Messa.

EMSO (http://www.emso-eu.org) est une infrastructure de recherche européenne d'envergure continentale dans le domaine des sciences de l'environnement. Elle est composée d'observatoires en haute mer dont l'objectif est de fournir des flux de données pour répondre aux complexités du changement climatique, de la protection des écosystèmes marins et de l'atténuation des risques naturels. Les dix pays participant au consortium gérant cette infrastructure (Italie, coordinateur, Espagne, France, Roumanie, Grèce, Royaume-Uni, Irlande, Portugal, Allemagne et Pays-Bas) entendent promouvoir activement la recherche scientifique européenne en milieu marin, sous les auspices de la Commission européenne. L'EMSO exploite 11 observatoires marins et quatre sites d'essai en eaux peu profondes pour la surveillance à long terme et en temps réel des processus environnementaux affectant la géosphère, la biosphère et l'hydrosphère et leurs interactions. Les sites sont situés dans les eaux européennes, de l'Arctique à l'Atlantique, de la Méditerranée à la mer Noire, formant ainsi une infrastructure européenne de grande envergure au service de la communauté scientifique internationale.